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De Teruel à Cuenca, montanas vacias.

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Publication : 24 avril 2026

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Au sud des Pyrénées 


 

Salut, 

 

On the road again donc !

Jas et Paco m’ont déposée à la gare de Bellegarde en Valserine avec mon vélo vert le 8 avril. Direction Perpignan, en train donc. Pas une minute de retard sur aucun des tronçons. Bellegarde-Lyon-Avignon-Perpignan. Qui a dit que la SNCF ne fonctionnait pas bien ? Échantillon représentatif de la population française dans les trains au fil des gares et des régions ? Perpignan, je débarque enfin et file à l’auberge de jeunesse où j’ai réservé un lit. La soirée est agréable, la nuit bonne, et à 9 heures le lendemain, donc le 9, j’enfourche la bécane et exécute mes premiers tours de pédale. Zéro kilomètre dans les jambes…

 

Les premiers km sont plats, jusqu’à Argelès-sur-Mer par les petites routes, puis je prends la tangente par la montagne pour aller voir d’en haut comme c’est beau. Les balcons de Madeloc. Col de Mollo, ah oui, mollo mollo, j’ai beaucoup marché en poussant ma monture, col des Gascons, puis un chemin en cailloux pour rejoindre le col de Banyuls. Je me suis arrêtée juste avant car le nombre de carrosseries des bagnoles qui brillaient au soleil m’a fait peur. J’étais bien, cachée dans les bois, vue sur la mer, mais dans la nuit le vent a tourné et est devenu tempétueux, l’arceau de ma tente n’a fait qu’un pli, pété. Et allez, première nuit de bivouac, tente en vrac, j’adore… Le lendemain, en Espagne donc, j’ai trouvé un atelier dans une usine et ai pu réparer l’avarie. Et puis ces premiers jours il a fait très, trop chaud, j’ai sué comme une vache sous le soleil ardent.

 

Et puis dimanche, j’ai oublié ma cuillère,la préférée de mon tiroir, me suis retrouvée à manger des choses moitié liquides avec mon seul Opinel sous ma tente et sous la flotte par une température frisant le zéro. Bah, je n’étais pas si mal quand même. Dès le lendemain matin, avisant la caserne des pompiers ouverte dans un minuscule village, j’ai pû réparer cet oubli, ils sont allés me chercher une petite cuillère à la salle paroissiale. Grand merci à eux ! Il y a bien un proverbe allemand qui dit “ Mieux vaut pas de cuillère que pas de soupe” mais bon, sans cuillère, c’est pas confort. Puis le beau temps est revenu, j’ai enchaîné les cols, les petites bourgades également, Vic, Manresa, Igualada.

 

Les villages de la vieille Espagne, architecture défensive en pierres, juchés sur des éperons, sont tous jolis à voir. Je les relie par des routes qui ne figurent même pas sur ma carte d’Espagne au 1/1 000 000 ( 1 cm =10 km), vive les applis ! Je ne vois pas bien des autos et débusquer des endroits pour reposer mon corps chaque soir est aisé dans ces contrées quasi désertes. Je suis venue comme ça, jour après jour, jusqu'à Mora la Nova où j’étais le 15 à 10 h. C’est que j’ai rencard avec une Canadienne, Deena, avec laquelle je vais tenter de passer quelques semaines. Nous nous retrouvons devant le Spar et prenons la route. Elle n’a pas plus d’entraînement que moi, bien que je commence à avoir moins mal aux guibolles et aux fesses. Le terrain s’est montré encore plus montagneux, avec parfois des routes perchées au dessus de précipices impressionnants, avec des églises tout au fond, pas un village en vue, des vagues de forêts , de plans en arrières plans, et des canyons mignons tout plein que Deena a trouvé très “cute”. On en a laissé de la sueur sur le bitume, on en a descendu des litres de flotte, on a vu plein de villages fortifiés, on a croisé des épiceries grandes comme ma chambre qui ferment à midi pour ne rouvrir qu’à 17 heures, on a trouvé des fontaines pour remplir nos bidons, des forêts pour abriter nos nuits et nous garantir une tranquillité indispensable (Deena a une tente jaune, ça ne simplifie pas les choses). On a fait des étapes pas démentes en distance mais accumulé des dénivelées déraisonnables qui nous ont mis les jambes en vrac. Toutes les nuits sous tente, calmes, sauf la dernière où nous avons eu droit à un sons et lumières bien assez long et fort arrosé. Nous étions dans la pinède, le sol absorbait.

 

Et nous voici rendues en ce dimanche 19 avril, à Teruel, la ville des tours, où nous profitons d’un bon lit, d’une bonne douche, de prises de courant, avant d’aller explorer les “Montanas Vacias”, le parc naturel des sources du Tage… La bourgade de Teruel offre un centre ville touristique très intéressant, avec multitudes de tours d’inspirations artistiques variées. En effet, ici, cohabitaient en bonne entente des Musulmans, des Juifs et des Chrétiens et toutes ces communautés , avec leurs savoir-faires respectifs, ont laissé leur empreinte dans l’architecture. Et puis on trouve aussi quelques bâtiments modernes comme à Barcelone, tout en courbes. Teruel est une jolie halte, surtout quand l’aprem est encore orageux.

 

Pour la suite, ce sont encore des grosses bosses en perspective. Sinon, les paysages en ce printemps sont verts et fleuris, le colza est jaune encore cette année, les automobilistes espagnols sont particulièrement civilisés sur la route avec nous autres cyclistes très lents et parfois guidonnant, les Pyrénées encore très enneigées très bas en altitude ( mais je ne les vois plus d’où nous sommes). Voilà, 10 jours déjà, 10 bivouacs d'affilée, tous dans de bonnes conditions, au calme. Et ma foi la mer n’est pas très loin à vol d’oiseau, mais nous ne sommes pas des oiseaux… 

 

Tchuss !

Détails
Publication : 19 avril 2026

Départ imminent...


Bonjour à tous,

Rentrée d'un voyage de deux mois et demi au Maroc et à vélo le 26 novembre 2025, je skiais dès le lendemain dans la vaste forêt derrière chez moi. Le 27 donc. Alors que la dernière séance de skating ne remonte qu'à hier, 6 avril, je repars à vélo demain, le 8, en direction de la péninsule ibérique et pour deux mois. L'Espagne pour être plus précise. Malgré une saison perso et pro bien bien chargée, j'ai tout de même trouvé le temps, par-ci par-là, de démonter pièce par pièce mon biclou afin de lui offrir un vrai nettoyage et une belle révision. J'ai changé quelques pièces. C'est que la bestiole commence à avoir quelques heures de vol, plusieurs dizaines de milliers de kilomètres au compteur dans des conditions pas toujours faciles, alors ça valait bien un bichonnage en profondeur.

Je prends le train jusqu'à Perpignan où je passerai une nuit à l'auberge de jeunesse qui semble fort sympathique et je prendrai la route à vélo dès le lendemain matin. Deux mois : de quoi descendre par les petites routes et bons chemins de l'intérieur jusque vers l'Andalousie, en passant autant que faire se peut par les montagnes, si possible éviter les régions trop plates ou trop urbanisées, les côtes trop touristiques, les zones recouvertes de serres agricoles. A part avoir longé la côte atlantique dans son intégralité à vélo en 2014, avoir passé une journée à Barcelone et un peu pas mal divagué dans les montagnes pyrénéennes, je n'ai jamais mis les pieds sur "La piel de Toro". Voilà une bonne occasion pour réactiver mes connaissances de la langue de Cervantes que je n'ai pas parlé sérieusement depuis 2018... j'ai mis dans ma sacoche de cockpit un dico français-espagnol !

Une personne que je ne connais pas du tout doit me rejoindre à partir de mi-avril pour tenter un bout de chemin ensemble.

Zéro kilomètre dans les jambes, zéro kilomètre sur la selle... Bref... Je parviens de plus en plus à faire des départs sans prévision, j'y vois un bon signe de lâcher prise. J'ai tout de même préparé un tant soit peu un itinéraire pour ne pas avoir à y passer trop de temps en cours de route et acheté une carte routière indéchirable de l'Espagne.

Voilà, j'aurai de nouveau des engagements à partir du 5 juin, ça laisse deux petits mois, ça filera vite !

 

 

 

Détails
Publication : 5 janvier 2025
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